Derrière les noms de marque ESSO, EXXON ou MOBIL se cache une seule multinationale – qui est en train de détruire notre planète et de compromettre l’avenir de nos enfants.

ESSO sabote, plus que toute autre compagnie au monde ... 

... les efforts de la communauté internationale afin de venir à bout de la plus grande menace écologique qui soit, les changements climatiques. Pour arrêter le réchauffement de la planète, il faut arrêter ESSO!

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INFO

Chronologie
La communauté internationale et Greenpeace contre E$$O & Bush

Rapport Annuel révisé du groupe ExxonMobil

Ce rapport parodique dévoile les véritables activités du géant pétrolier (PDF - 550 ko).

Mettez un Tigre dans votre Char d'Assaut!
ExxonMobil, la dépendance du pétrole et la guerre contre l'Irak (PDF).

Pourquoi Esso?
Esso torpille les mesures de sauvegarde du climat, nie les changements climatiques et n’investit pas un centime dans les énergies renouvelables.

Les déclarations d'Esso
Malgré les évidences, Esso nie le lien de cause à effet entre le pétrole et le réchauffement planétaire.

Dix ans de coups fourrés
Comment ExxonMobil cherche à empêcher le monde de lutter efficacement contre les changements climatiques (PDF).

Les armes de désinformation massive d'Exxon
Depuis dix ans déjà: tromperies, coups fourrés et sabotage (PDF).

Les changements climatiques
Le réchauffement planétaire donnera lieu à une multiplication d'évènements météorologiques extrêmes telles que les tempêtes et les inondations.

Le protocole de Kyoto
En décembre 1997, les pays industrialisés se sont mis d'accord pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre - un premier pas vers la stabilisation du climat mondial.

LES DECLARATIONS D'ESSO - VRAI OU FAUX?

Au sujet du réchauffement de la planète Esso/Exxon fait des déclarations qui sont en contradiction avec ses actes.

1. ESSO DECLARE RECONNAITRE LE LIEN ENTRE LES COMBUSTIBLES FOSSILES ET LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES.

FAUX : depuis dix ans, Esso nie la corrélation entre l'utilisation des combustibles fossiles et le réchauffement climatique. Le groupe a tenté de cacher au public européen cette prise de position particulièrement impopulaire. La politique de la maison mère sur le sujet est sans équivoque, telle qu'elle fut exprimée en mai 2000 : "la science n'est pas en mesure de prouver que l'utilisation des combustibles fossiles a provoqué un quelconque réchauffement climatique".
Les actes de la compagnie confirment cette politique. En septembre 2001, le Groupe Intergouvernemental d'Etudes du Climat (G.I.E.C.) de l'ONU qui réunit les plus grands experts en climatologie, se réunissait a Londres afin d'approuver leur dernier rapport sur les changements climatiques. L'ébauche du rapport final du GIEC reprenait l'extrait suivant : "Le système climatique de la Terre a manifestement changé, à la fois au niveau global et régional, depuis l'ère pré-industrielle, certains de ces changements sont imputables aux activités humaines". Esso a fait pression afin de faire amender le texte en supprimant "certains de ces changements sont imputables aux activités humaines". Le GIEC rejeta l'amendement. Non seulement le GIEC a considérablement affermi son opinion selon laquelle le réchauffement est principalement dû aux activités humaines, mais de plus, il connecte expressément cet accroissement des températures à l'utilisation des combustibles fossiles.

2. ESSO PRETEND N'AVOIR AUCUNE INFLUENCE SUR LE PRESIDENT AMERICAIN ET QUE SA CONTRIBUTION FINANCIERE A LA CAMPAGNE ELECTORALE DU CANDIDAT REPUBLICAIN N'A ETE QUE MINIME.

FAUX : les faits parlent d'eux-mêmes. Les dons d'Esso au Parti Républicain au cours du cycle électoral totalisent plus d'un million de dollars, plus que toute autre compagnie pétrolière. Ceci s'ajoute à des années de financement de campagnes publicitaires anti-Kyoto ayant coûté des millions de dollars. En 1999, le budget lobbying d'Exxon (11,7 millions de dollars) était le cinquième plus important aux Etats-Unis, et notamment le premier parmi les compagnies pétrolières. Esso est seulement devancée par des géants pharmaceutiques et des producteurs de cigarettes.
Esso a également été à la tête de groupes de premier plan, telle que la Global Climate Coalition (GCC), créée dans le seul but de saboter les négociations de l'ONU sur le climat, au nom de l'industrie des combustibles fossiles. Pour preuve, la GCC a été désactivée au lendemain de la publication du "plan climat" de l'administration Bush, en février 2002, présenté comme l'alternative américaine a Kyoto.
Les discours tenus par Esso sont quasiment repris à la lettre par George Bush. Après avoir exercé une pression sans relâche sur le Président des Etats-Unis afin qu'il rejette le Protocole de Kyoto - ce qu'il fit en mars 2001 - Exxon a mené une campagne publicitaire en décrivant le Protocole comme "fondamentalement défectueux" et "fatalement politisé". Deux mois plus tard, Bush décrivait le Protocole en ces termes "fatalement défectueux dans ses fondements ". Si Esso ne souhaitait pas avoir d'influence sur Bush et les décideurs politiques, pourquoi a-t-elle offert des millions de dollars aux partis politiques ces dix dernières années ?

3. ESSO PRETEND QUE SON LOBBYING ANTI-KYOTO A TOUJOURS ETE "OUVERT ET HONNETE".

FAUX : "arrogant et mensonger" est une meilleure description de l'approche soi-disant "transparente" d'Esso. Depuis mai 2001, en réponse au boycott en Grande-Bretagne, Esso a écrit à des milliers de personnes pour leur affirmer que "nous ne nions pas le lien entre les énergies fossiles et les changements climatiques". Pourtant, en septembre 2001, Esso demandait au GIEC de supprimer la phrase de son rapport qui établissait ce lien (voir 1.).
Le rapport de Greenpeace intitule "Dix ans de coups fourrés" répertorie 31 coups fourrés utilisés par Esso, durant ces dix dernières années, pour ruiner les négociations internationales du Protocole de Kyoto. L'un des plus révélateurs est la publicité réalisée par Esso mettant en valeur une pétition extrêmement contestée de 17 000 "scientifiques" en vue de rompre le consensus existant sur la réalité des changements climatiques. Les instigateurs de cette pétition tentèrent de tromper les signataires en leur faisant croire qu'elle était soutenue par la très respectable Académie Nationale des Sciences, ce qui était totalement faux. Certains des "scientifiques" signataires de cette pétition étaient des personnages fictifs de séries télévisées (comme MASH) et même l'une des Spice Girls!!!
Esso a également financé et mis en avant des pseudo-scientifiques afin qu'ils fassent la promotion de leur scepticisme sur le réchauffement planétaire. Cette manoeuvre avait pour but de semer le trouble au sein de la communauté scientifique.

4. ESSO PRETEND QUE LA CAMPAGNE STOP ESSO TENTE D'ETOUFFER TOUT DEBAT CONTRADICTOIRE EN MATIERE DE CLIMAT.

FAUX : Esso dépense plus de 10 millions de dollars par an uniquement en actions de lobbying. Avec de tels moyens, il est extrêmement naïf de penser que la plus grande compagnie pétrolière mondiale ne puisse exprimer ses positions. Greenpeace a multiplié les demandes de débat avec Esso sur le problème des changements climatiques qu'Esso a constamment refusées. La campagne "Stop Esso" est ouverte au débat public et ses instigateurs seraient ravis de discuter du réchauffement de la planète avec les dirigeants d'Esso.

5. ESSO PRETEND QUE LE PROTOCOLE DE KYOTO IMPLIQUE DES COUTS ECONOMIQUES SIGNIFICATIFS ET EXCLUT LES PAYS EN VOIE DE DEVELOPPEMENT.

FAUX : le Protocole de Kyoto est crucial et constitue une première étape significative dans l'action internationale contre les changements climatiques. Le Protocole prend en compte les pays en voie de développement et n'imposera pas de coûts importants a nos sociétés. Esso souhaite l'échec de cet accord car il fait peser une menace importante sur ses profits basés sur l'exploitation des combustibles fossiles.
Le Protocole de Kyoto autorise les pays en développement à augmenter quelque peu leurs émissions à court terme et prévoit un délai prolongé pour leur permettre de les contrôler. Dans les négociations ayant débouchées sur le Protocole, tous les pays, Etats-Unis inclus, ont accepté que les pays industrialisés, responsables de la grande majorité des émissions de gaz à effet de serre au cours des deux derniers siècles, soient les premiers a réduire leurs émissions.
Les Etats-Unis, dont la population représente a peine 4% de la population mondiale, mais dont les émissions représentent 25% des émissions globales de CO2, sont l'exemple criant de la nécessite que les pays industrialisés s'attaquent les premiers aux changements climatiques.
Le Protocole de Kyoto ne sera pas non plus un fardeau économique : le GIEC a montré que les émissions de gaz à effet de serre peuvent être ramenées à des niveaux inférieurs à ceux de l'année 2000 en dix à vingt ans, à "un coût net nul", en employant les technologies existantes. Ainsi, il est montré que depuis 1997, la Chine a réduit ses émissions de CO2 de 17% alors que durant la même période, les émissions américaines faisaient un bond en avant de 14%. Dans le même temps, la croissance économique chinoise a été quatre fois plus rapide que celle des Etats-Unis.
Par ailleurs, afin de mesurer correctement les impacts monétaires, il est fondamental de rappeler que si les tendances de réchauffement climatique persistent, les compagnies d'assurance prévoient des pertes annuelles causées par les catastrophes naturelles approchant les 150 milliards de dollars d'ici 2010.

6. ESSO PRETEND AGIR AUJOURD'HUI CONTRE LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES, NOTAMMENT EN DEVELOPPANT DES "CARBURANTS PROPRES", DES VOITURES A PILES A COMBUSTIBLES ET EN AMELIORANT L'EFFICACITE ENERGETIQUE.

FAUX : Esso se refusant à admettre le lien entre les énergies fossiles et le réchauffement climatique, il n'est pas surprenant que les "solutions" qu'elle propose (allant des "carburants propres" aux plantations d'arbres) ne réduisent en rien les émissions de dioxyde de carbone. Les "carburants propres" comme l'essence sans plomb et le diesel à faible teneur en sulfure, réduisent certes quelques pollutions aériennes, mais n'apportent aucun bénéfice pour la protection du climat. Les voitures à pile à combustible fonctionnant à l'hydrogène sont des solutions possibles à long terme ; encore faudra-t-il que l'énergie utilisée pour produire l'hydrogène soit renouvelable... Il ne faut pas s'étonner que la voiture à pile à combustible hydrogène d'Esso roule grâce au pétrole.
Toutes les compagnies désirent améliorer leur efficacité énergétique : cela fait des économies. Mais tout ceci ne justifie pas l'opposition d'Esso au Protocole de Kyoto. La route la plus courte vers une amélioration globale de l'efficacité énergétique se fera à travers le respect des engagements de Kyoto.

7. ESSO PRETEND AVOIR INVESTI DANS LES ENERGIES RENOUVELABLES DANS LES ANNEES 70 ET 80 MAIS NE LES A PAS JUGEES RENTABLES.

FAUX : A l'instar de l'industrie de la téléphonie mobile, l'industrie des énergies renouvelables n'a plus rien à voir avec ce qu'elle était dans les années 70 et 80. En Allemagne, au Danemark ou en Espagne, l'industrie éolienne croit aussi rapidement que celle des télécommunications. De plus, les membres du Congrès américain ont accusé publiquement Esso de délibérément induire en erreur ses membres et le public sur les coûts et les potentialités des renouvelables. Les énergies renouvelables (l'éolien, le solaire, le marée-moteur, etc.) peuvent subvenir aux besoins énergétiques mondiaux. La technologie existe et les prix diminuent rapidement. Le Danemark a ouvert la voie en démontrant qu'il n'y a pas d'obstacles technologiques ou économiques au développement des énergies renouvelables, qui ne puissent être surmontés. Le Danemark produit déjà 10% de son électricité grâce à l'éolien et prévoit de parvenir à 50% d'ici à 2030.
Si une compagnie de la puissance d'Esso (la plus importante compagnie pétrolière mondiale) réorientait une part significative de ses investissements en énergies fossiles vers les renouvelables, une telle orientation favoriserait une chute des prix d'autant plus immédiate. Mais pour Esso, seuls le pétrole, le charbon et le gaz comptent. Esso considère les "sources d'énergie non-pétrole" comme "une simple mode".

8. ESSO PRETEND QUE LA GRANDE MAJORITE DES DECIDEURS ET ENTREPRISES AMERICAINES S'OPPOSE AU PROTOCOLE DE KYOTO.

FAUX : l'opinion publique américaine est divisée sur le Protocole de Kyoto. Un sondage d'opinion, mené par le New York Times et CBS au lendemain du rejet du Protocole par l'administration Bush, montre que trois Américains sur quatre estiment que des mesures immédiates sont indispensables pour endiguer le réchauffement climatique. Plus encore, la moitié des sondés déclarent que les Etats-Unis devraient se conformer à leurs engagements internationaux, même si d'autres pays, notamment l'Inde et la Chine, ne mettaient pas immédiatement en oeuvre ces mêmes mesures.
Esso déclare que les autres compagnies américaines et les décideurs politiques sont opposés à Kyoto. Esso a mené la campagne américaine d'opposition au Protocole et est parvenue à influencer les politiciens, les industriels ainsi que l'opinion publique. Si Greenpeace a choisi de cibler Esso, ce n'est pas uniquement pour son opposition à Kyoto, mais c'est bien parce qu'elle a, depuis dix ans, dépensé des millions de dollars dans une campagne de coups fourrés afin d'empêcher toute action internationale contre les changements climatiques.
Par ailleurs, il s'est avéré qu'un grand nombre d'associations commerciales américaines qu'Esso nous présente comme des alliées de ses positions, ont été en réalité manipulées par Esso. Parmi ces associations, l'une des plus anti-Kyoto, l'US Council for International Business (USCIB), a écrit au Président Bush (apparemment au nom de tous ses membres) afin de lui témoigner son soutien dans l'abandon du Protocole. On attribue à Esso la rédaction des grandes lignes de cette lettre. Un sondage conduit par Greenpeace a montré qu'un échantillon des principaux membres de l'USCIB, n'a pas été consulté avant l'envoi de cette lettre et/ou ne l'approuve pas. Ainsi, British Télécom Amérique du Nord a déclaré : "nous appartenons à cette association pour des raisons de relations commerciales et nous n'avons pas été consultés sur ce positionnement sur Kyoto. Par conséquent, il ne reflète pas nos vues" (lettre de Chris Tuppen, responsable du développement durable et de la responsabilité de l'entreprise, adressée à Matthew Spencer de Greenpeace Royaume-Uni, le 18 juillet 2001).

 
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